Sans “papi et mamie à la sortie de l’école”…

1 3 mois déjà
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… L’’AMF juge “très compliqué” de renforcer le périscolaire
Car dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, “sans Papi et Mamie” disparait la part de leur contribution si utile pour pallier le désengagement de l’État. Ils représentent 38 % du volume total annuel de bénévolat, ce qui équivaut à 500 000 à 550 000 emplois en équivalent temps plein.

Le Premier ministre Jean Castex a suggéré jeudi 27 août 2020 que les grands-parents évitent d’aller chercher les enfants à l’école, “quitte à renforcer le périscolaire“, une idée que l’Association des maires de France (AMF) juge “très compliquée à assurer dans de nombreuses communes”.

“Notre première arme pour lutter contre la propagation du virus , c’est évidemment la prévention” (…) et “nous la devons en premier lieu aux personnes qui sont les plus vulnérables à la maladie, c’est-à-dire les plus de 70 ans, ou celles et ceux d’entre nous qui sont atteints de certaines pathologies chroniques graves et que le virus pourrait fragiliser davantage encore (…)”, a expliqué Jean Castex au cours d’une conférence de presse le jeudi 27 août à Matignon consacrée à l’épidémie du coronavirus. “Par exemple, en évitant que papi et mamie aillent chercher les enfants à l’école, quitte à renforcer le périscolaire, jusqu’à ce que les parents puissent venir eux-mêmes les récupérer”, a-t-il souligné.

Sans concertation avec les communes

Pour Agnès Le Brun, porte-parole de l’Association des maires de France (AMF), en charge de l’éducation, contactée par l’AFP, cette “idée lancée par le Premier ministre sans en avoir parlé avec les communes serait très compliquée à mettre en place dans de nombreuses villes. Car renforcer le périscolaire suppose des moyens financiers, des recrutements de personnel formé et enfin des locaux adaptés”, souligne-t-elle. “Les collectivités en font déjà beaucoup et la crise sanitaire leur a coûté très cher, elles ne peuvent donc pas dépenser de l’argent qu’elles n’ont pas”, a insisté Agnès Le Brun, soulignant cependant que la “volonté des communes ne manque pas et qu’elles feraient ce qu’elles peuvent” en cas de demande de renforcement du périscolaire. Selon elle, “s’il y a une réelle demande de l’Etat de modifier le fonctionnement du périscolaire, il va falloir se mettre autour de la table”.

“Il faut garder raison”

Le président du Sénat, Gérard Larcher a également adressé une petite pique au Premier ministre à propos de cette recommandation. “Je dois dire que j’ai un peu souri devant la recommandation du Premier ministre de m’empêcher d’aller chercher mon petit-fils qui rentre à l’école maternelle, je crois qu’il faut garder raison”, a répliqué le président du Sénat. “Ça ne traduit pas la réalité des risques et il faut éviter de jouer sur cette crainte, ne pas opposer les générations, ne pas stigmatiser les personnes âgées”, a-t-il ajouté.

Pourtant, dès juillet dernier, le ministère a publié une circulaire donnant le ton pour la rentrée des classes et prévoyant une extension du domaine périscolaire ( lire notre actualité du 10 juillet 2020 ). Elle prévoit notamment l’amélioration du taux d’encadrement  : “dans toutes les communes, grâce à des créations de postes à la rentrée 2020, le taux d’encadrement sera supérieur à celui de la rentrée précédente dans le premier degré”. Reste la mise en pratique, dans un contexte de rentrée “particulière”.

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1 comments

  1. Q

    Les seniors contribuent énormément au bénévolat

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